Chronique d’une addiction

WC NXCJe suis une junkie. Complètement irrécupérable. Le virus m’a pris il y a quatre ans, grosso modo. J’ai rencontré Neal Caffrey dans mon salon – enfin, dans ma télévision pour être précise – et j’étais accro. J’étais fan et je le suis toujours. Sans espoir de guérison. Une cause perdue, quoi. Mais j’ai des excuses. Enfin, je crois.

D’abord, il faut quand même admettre que d’un point de vue purement esthétique, il est assez difficile de résister. Chacun ses goûts, me direz-vous, mais je connais assez peu de dames et demoiselles qui sont imperméables au charme du plus sexy des escrocs. L’intérêt, toutefois, ne s’arrête pas là.

WC NC et PBCe qui me plaît dans White Collar[1], c’est déjà le concept de départ. D’un côté, un génie du crime jeune, beau, égocentrique, qui ne s’inquiète pas des conséquences de ses actes. De l’autre, l’agent le plus réglo du FBI, qui respecte les règles à la virgule près. Le duo d’acteurs fonctionne à merveille. Si Matt Bomer est parfait pour son rôle, Tim DeKay n’a rien à lui envier.

Les personnages secondaires ajoutent beaucoup au plaisir. Diana et Jones, les deux collègues de Peter, ou Élisabeth, son épouse, sont parfaits. Ils ajoutent à la dynamique avec chacun leur caractère propre. Mon favori, ça reste Mozzie. Willie Garson est excellent dans le rôle d’associé et d’ami de Neal. Les mozzismes sont un délice à chaque épisode. Tel ce Great, I brought a cork screw to a gun fight… ou encore l’explication de son origine: 45 years ago, an enigma gave a paradox a very special hug. J’adore.

Mozzie est aussi le roi de la citation.

Mozzie est aussi le roi de la citation.

Donc, je suis fan. Je sais que ce n’est pas la meilleure série de tous les temps. Ce n’est même pas la meilleure diffusée actuellement, mais c’est ma préférée, épicétou. Ça n’empêche pas d’avoir un certain esprit critique. La saison quatre était en dessous des trois premières. En fait, j’ai le sentiment que les auteurs ont fait le tour du duo. Au fil du temps, Neal est devenu moins voyou, et Peter moins agent du FBI. Tous les deux se sont rapprochés dans leur façon de travailler, chacun faisant un pas vers l’autre. Du coup, une partie de la magie et de l’intérêt a disparu.

[Attention, spoiler, si vous n’avez pas vu la saison 4]

La fin de la saison 4 change la donne. Peter est arrêté pour meurtre. Un meurtre qu’il n’a pas commis, certes, mais un meurtre quand même. Cette situation ouvre de nouvelles perspectives pour la saison 5. Les quelques extraits visionnés ci et là me laisse espérer un retour du Bad boy Neal. L’extraordinaire criminel semble prêt à tout pour sauver son partenaire et ami, y compris à retourner à son ancienne vie.

J’espère vivement qu’on aura droit à ce retour aux sources de la série. En regardant en arrière, mes épisodes préférés[2] montrent tous Neal en train de mettre sur pied une arnaque ou un vol d’objet d’art. Parce que c’est justement ça l’intérêt de White collar. En faisant rentrer leurs personnages dans le moule, les créateurs risquent d’en faire une série policière comme les autres. Ce serait dommage.


[1] FBI: duo très spécial pour les adeptes de la version française.

[2] Pilot (Saison 1 ép. 1) , Free fall (Saison 1 ép. 7), Copycat Caffrey (Saison 2 ép. 3), Forging bonds (Saison 2 ép. 11) ou encore Scott Free (Saison 3 ép. 6) pour en citer les principaux.

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