Magic Mike XXL, la bonne surprise de l’été

check-out-this-new-poster-for-magic-mikeTout le monde est déjà allé au moins une fois au cinéma en sachant qu’il s’apprêtait à voir une daube. Le genre de film qui nous attire uniquement parce qu’on a besoin de s’évader de chez soi, de se changer les idées ou parce que la personne qui nous a proposé la séance est la seule raison pour laquelle on a accepté de s’enfermer deux heures dans une salle. Si bien souvent notre première impression est confirmée, parfois, on se retrouve face à une réussite étonnante, qui valait vraiment le détour.

Dans le cas de Magic Mike XXL, le premier opus laissait difficilement présager une telle réussite pour la suite. Franchement, si j’ai attendu impatiemment sa sortie, ce n’est pas pour la qualité du scénario, mais en grande partie en raison des bandes-annonces, celle-ci en particulier…

Bien sûr, l’extrait ne ment pas sur la marchandise. Pectoraux et abdominaux foisonnent et chaque scène sert de prétexte à mettre la plastique de l’un ou l’autre des protagonistes en valeur (ce qui n’est absolument pas désagréable, cela dit). L’histoire en elle-même se résume en deux lignes. Les Kings de Tampa prennent leur retraite. Ils partent pour une dernière virée et embarquent Mike au passage, lui qui avait quitté le groupe trois ans plus tôt. Pas de quoi en faire un fromage (ou une plaque de chocolat).

Reste que l’alchimie fonctionne. Le spectateur La spectatrice est emportée dans ce voyage dès les premières minutes du film. Elle rit et apprécie la représentation, voire les deux en même temps (si je vous dis station-service, vous visualisez?). Cet étrange roadmovie est drôle et rythmé. Touchant aussi. Parce que cette dernière virée devrait être un nouveau départ pour ces futurs ex-stripteaseurs, mais elle est surtout la fin d’une vie sans véritable avenir. Pour leur ultime show, les cinq beaux gosses vont transposer leurs rêves sur scène. Mais ils sont bien loin de les réaliser. Derrière les strass pointent des lendemains incertains. Une fois rhabillés pour la dernière fois, les héros de la nuit ne sont plus que des hommes comme les autres. Et le simple divertissement cinématographique se révèle plutôt désabusé.

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